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SIBCA 2026 : comment anticiper le durcissement de la RE2020 sur le terrain

Selon Batirama, la 5e édition du SIBCA — le Salon de l'Immobilier Bas Carbone — qui s'est tenue au Grand Palais du 1er au 3 septembre 2026 a cristallisé l'urgence: intégration des filières…

SIBCA 2026 : comment anticiper le durcissement de la RE2020 sur le terrain

Le prochain jalon de la RE2020 va tomber. Pas dans cinq ans. Selon Batirama, la 5e édition du SIBCA — le Salon de l'Immobilier Bas Carbone — qui s'est tenue au Grand Palais du 1er au 3 septembre 2026 a cristallisé l'urgence: intégration des filières biosourcées, réemploi, anticipation des seuils d'émissions. Pour les chefs de chantier et les maîtres d'ouvrage, ce salon n'est pas un événement de plus. C'est le signal que la réglementation va se durcir.

Biosourcé et réemploi: ce que ça change sur le terrain

Deux leviers sont sortis des conférences: les matériaux biosourcés et le réemploi. Deux sujets qui touchent le gros œuvre en pleine chair.

Le biosourcé — bois, paille, géosourcés — ne dispense de rien. La règle est stricte: un mur reste un mur. Il faut un calcul de portance, un DTU applicable ou une ATEX, et un ferraillage conforme si la structure l'exige. Vous ne remplacez pas un voile béton par une ossature bois sans avis technique.

Le réemploi exige encore plus de rigueur. Réutiliser une poutre, un plancher, des éléments de structure: c'est réduire l'empreinte carbone. Mais il faut tracer l'origine, prouver l'état mécanique, justifier la performance. La décennale ne couvre pas l'à-peu-près.

Le contexte qui complique tout

Le timing est mauvais. Comme le rappelle Batirama, la France sort de sa cinquième canicule, le marché immobilier reste fragile, et les taux d'intérêt menacent de remonter. Pire: le débat politique commence à remettre en cause l'atténuation dans le bâtiment. Une partie du spectre veut ralentir la limitation des émissions de GES à la construction.

Il faut anticiper malgré ce flou. Concrètement: intégrez dès maintenant les futures exigences carbone dans vos consultations d'entreprises. Exigez les FDES, vérifiez les engagements des fournisseurs, faites valider chaque solution par un bureau d'études. Ces sujets sont structurels, pas optionnels. Attendre les textes définitifs, c'est prendre le risque de tout reprendre en cours de chantier — et un mur porteur mal évalué, c'est 30% de budget de rattrapage en plus.