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TimberWall 50 : l'alliance du bois et de l'aluminium pour vos façades

Comme le rapporte le média belge Architectura, Reynaers Aluminium dégaine TimberWall 50, une nouvelle solution qui marie le bois lamellé-collé à des profilés aluminium, développée en partenariat avec…

TimberWall 50 : l'alliance du bois et de l'aluminium pour vos façades

Un système de façade qui se décolle au bout de trois hivers, c'est le sinistre décennal garanti et un budget de reprise qui plombe l'opération. Comme le rapporte le média belge Architectura, Reynaers Aluminium dégaine TimberWall 50, une nouvelle solution qui marie le bois lamellé-collé à des profilés aluminium, développée en partenariat avec le spécialiste suédois bARK. Le système vise les murs-rideaux et les cloisons, et entend combiner l'esthétique du bois avec les performances techniques de l'aluminium.

Deux matériaux, un seul système

L'idée est limpide: le bois lamellé-collé apporte l'aspect chaleureux et une faible empreinte carbone; les profilés extérieurs en aluminium, eux, se chargent de la légèreté, de la recyclabilité et d'un entretien réduit. Les profilés reprennent des éléments standard de la gamme ConceptWall 50, ce qui assure une cohérence visuelle sur l'ensemble de l'enveloppe et facilite l'intégration avec d'autres applications de la même famille. La largeur vue reste contenue à 50 ou 60 mm, un parti pris qui convient aussi bien au neuf qu'à la rénovation.

Pour la mise en œuvre, deux options sont proposées: kit prêt à l'emploi pour les murs-rideaux, ou cadres préfabriqués pour les cloisons. Tous les éléments en bois sont découpés sur mesure, usinés par commande numérique et étiquetés individuellement avant livraison. Conséquence concrète sur le chantier: moins d'ajustements, moins d'erreurs de pose, et un montage qui gagne en rapidité. Le responsable produit façades chez Reynaers précise d'ailleurs que cette solution enrichit l'offre bois complémentaire à l'aluminium, tout en laissant aux prescripteurs la liberté de choisir, projet par projet, le matériau le plus adapté à leurs ambitions.

Ce qu'il faut vérifier avant de signer le lot

Côté performances annoncées par le fabricant, l'isolation thermique (Uf) peut atteindre 0,6 W/m²K, l'étanchéité à l'air la classe AE1200, l'étanchéité à l'eau RE1200, et la résistance au vent 1 200 Pa. Les dimensions maximales restent calculées au cas par cas selon les charges, les dimensions et les exigences du projet. Le bois lamellé-collé est certifié FSC et PEFC, et le système dispose d'une déclaration environnementale (EPD) conforme aux normes européennes.

Trois points à cadrer avec le bureau d'études et le bureau de contrôle avant lancement:

  • La fixation: le système étant compatible avec ConceptWall 50, on vérifie que les attaches et la structure porteuse sont bien dimensionnées pour les charges spécifiques du projet, pas simplement reprises des configurations standards.
  • L'étanchéité à l'eau et à l'air: les classes affichées (RE1200, AE1200) restent des valeurs de système. Sur chantier, la performance réelle dépend autant des jonctions et des relevés que du profilé lui-même — c'est là que les malfaçons se nichent.
  • La durabilité du bois en façade: un bois lamellé-collé en exposition directe exige une protection et un entretien planifiés. Demandez au fournisseur la périodicité de maintenance et les traitements appliqués en usine.

La sécurité incendie n'est pas détaillée dans la communication du fabricant: à confirmer impératif avant toute prescription sur un ERP ou un IGH.

Ce que ça change pour le chantier

TimberWall 50 se positionne comme une alternative industrialisée aux façades rapportées classiques pour les projets qui veulent du bois sans renoncer à la rigidité ni à la tenue dans le temps de l'aluminium. Pour vous, maître d'ouvrage, l'intérêt est de disposer d'éléments livrés prêts à poser, plutôt que d'un assemblage artisanal à assumer sur site. Pour nous, entreprise de pose, c'est un protocole de montage qui se rapproche de celui d'un mur-rideau classique, à condition que les pièces bois arrivent correctement identifiées et que les calepins soient respectés à la lettre. Reste à surveiller, sur les premiers chantiers de référence, la tenue des jonctions dans le temps et le retour d'expérience sur les traitements de surface du lamellé-collé en exposition directe.